Alep en cinq jours


Des marchands, beaucoup de marchands. De la viande. Du poulet. Des bijoux. Des bracelets. Des passants. Des invités. Des enfants. Des plus âgés. Un samedi où l'on m'a offert une tasse de café, une tasse de thé et encore une autre tasse de café.
24h que je dois passer, vivre et marcher. Découvrir cette cité, ses merveilles et esprits cachés.

Je ne sais pas. Toujours ce je ne sais pas. Après une nuit en alcool et en fumée, un réveil plus ou moins forcé, je marche, je continue à marcher, je suis là. Je m'assieds.
Elle arrive. Me regarde. S'assied en face de moi. Je me demande à quoi elle peut bien penser. Une jeune fille avant s'arrêta et me dis "tu as de la chance", je lui demandai pourquoi "Parce que tu prends des photos".

Un samedi, un matin, un avant-midi. Des ruelles, des quartiers, des gens, beaucoup de gens.
" Comment es-tu rentrée aussi confiante?  Je ne sais pas, par sentiment. Par naïveté".
Une maison, quelques chambres, une salle à manger, la terrasse en question, la famille. Le père, le mari, le chef. La mère, l'épouse, la femme. Les enfants. Un peu de café ou bien du thé, une brise d'air frais et des rayons de soleils cachés. Un discours imprégné, une discussion inachevée, des sourires et des rires opinés. Je me devais de quitter puisque la photo de famille m'a été refusée. Mission ratée.

Un samedi après-midi plutôt convainquant, surprenant, réanimant. Très, très fatiguant. Et puis. La rue, les quartiers, les pancartes et les gens. L'inscription, le train, la station de train, le bruit, le son, le klaxon, la belle femme et les policiers.

On aurait pu croire qu'on était ailleurs, mais non. C'était ça Alep, on y est sans y être. C'est ce qui fascinait. On peut se perdre dans ses rues, entre les vagues de gens qui vont et qui viennent, entre ses taxis jaunes qui s'entassent aux feux rouges.